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Au cours du forum sur la gouvernance Francophone du numérique et de l’IA à Genève, Suisse, la République du Congo a annoncé la candidature aux ministres et chefs de délégations africaines présents au sommet mondial de la société de l'information. Un panel a permis au candidat, Luc Missidimbazi, de présenter sa vision stratégique. Une candidature saluée par Rodrigue Nguesso.

Au cours du forum sur la gouvernance Francophone du numérique et de l’IA à Genève, Suisse, la République du Congo a annoncé la candidature aux ministres et chefs de délégations africaines présents au sommet mondial de la société de l'information. Un panel a permis au candidat, Luc Missidimbazi, de présenter sa vision stratégique. Une candidature saluée par Rodrigue Nguesso.

Cette candidature était déjà annoncée publiquement lors de la clôture du Salon Osiane, tenu à Brazzaville du 13 au 16 mai de cette année. Quelques jours plus tard, elle a été évoquée à nouveau lors de la 26ème session ordinaire du Conseil d’administration de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT), tenue du 28 au 30 mai 2025 à Dakar, au Sénégal. Une nouvelle occasion pour Luc Missidimbazi, Conseiller du Premier ministre congolais en matière des postes et des communications électroniques et promoteur du salon Osiane, candidat au poste de secrétaire sénéral de l’UAT, d’exprimer sa volonté de mobiliser les pays membres pour plus d’engagements face aux défis continentaux liés à la transformation numérique.


À Genève, Luc Missidimbazi a appelé à l’unité et au leadership africain au sommet mondial de la Société de l’information. Justifiant sa présence à cette rencontre, il a adressé une lettre dont la teneur est la suivante : « Je me permets de m’adresser à vous avec humilité mais aussi avec conviction, en tant que candidat au poste de Secrétaire général de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT) pour la période 2026-2030 ».


Et de poursuivre en ces termes : « Ce rendez-vous mondial nous rappelle à quel point la transformation numérique est devenue une dimension essentielle de la souveraineté, du développement économique et de la cohésion sociale. L’Afrique a des talents, des idées et une jeunesse dynamique. Mais nous devons collectivement franchir un cap : celui d’une Afrique qui pèse, propose, influence et surtout unit pour apporter des réponses en adéquation avec les attentes de nos populations. Ma candidature s’inscrit dans cette ambition. Elle vise à faire de l’UAT une organisation plus agile, plus inclusive, capable de faire entendre la voix africaine dans toutes les enceintes internationales, tout en renforçant les capacités nationales et régionales, et à faciliter l’engagement de nos pays dans la gouvernance équilibrée et harmonieuse de notre cyberespace africain. Il s’agit d’accélérer la connectivité universelle, de promouvoir des contenus africains, de sécuriser notre cyberespace, de créer un cadre commun de la protection de nos données et de défendre nos intérêts communs, dans un contexte de forte concurrence géopolitique et technologique. ».

Il a conclu en sollicitant respectueusement leur soutien politique, leur écoute stratégique, et leur confiance. « L’Afrique ne peut gagner qu’unifiée. Ce poste est une opportunité de renforcer notre cohésion continentale et d’ouvrir un nouveau cycle d’innovation numérique au service de nos peuples. Je reste naturellement à votre disposition pendant ce sommet pour un échange plus direct, fraternel et constructif ».

 

Article de Marie Alfred Ngoma publié le 7 juillet 2025 sur adiac congo

 
 
  • Photo du rédacteur: Rodrigue Nguesso Officiel
    Rodrigue Nguesso Officiel
  • 11 juil. 2025
  • 4 min de lecture

Destiné à sensibiliser le public à la protection de l’océan et de sa biodiversité, ce projet de l’ONG Renatura Congo, intitulé « La mer et l’enfant », a permis de réaménager le « rond-point des Chevaux », situé dans l’arrondissement 1 Emery Patrice Lumumba, débaptisé « rond-point de l’Océan ». Le lieu a été récemment officiellement inauguré par le secrétaire général de la Préfecture de Pointe-Noire, représentant le Préfet, Sylvestre Lempoua. Une initiative et un engagement salués par Rodrigue Nguesso.


Rodrigue Nguesso Congo Pointe Noire. Destiné à sensibiliser le public à la protection de l’océan et de sa biodiversité, ce projet de l’ONG Renatura Congo, intitulé « La mer et l’enfant », a permis de réaménager le « rond-point des Chevaux », situé dans l’arrondissement 1 Emery Patrice Lumumba
La photo de famille lors de l'inauguration du rond-point de l'Océan/ Crédit Photo DR

La cérémonie qui s’est tenue en présence de la présidente du conseil départemental et municipal, maire de la ville de Pointe-Noire, Evelyne Tchitchelle, et du consul général adjoint de France, Hervé Morice, représentant l’Agence française de développement (AFD) qui a financé le projet à travers le Fonds Métis a eu lieu le 27 juin dernier. Porté par l’ONG Renatura Congo, qui œuvre depuis 20 ans à la préservation du milieu marin au Congo, le projet « La mer et l’enfant » vise à sensibiliser le public aux enjeux de la conservation marine tout en embellissant l’espace urbain.


Outre le réaménagement de l’ex rond-point Des Chevaux, devenu rond-point de l’Océan, ce projet a aussi permis l’érection d’une œuvre artistique monumentale, représentant une baleine à bosse en saut soutenu par un socle. Inspiré des dessins des enfants des écoles locales, l’œuvre dédiée à la diversité marine du Congo et réalisée par le sculpteur congolais Remy-Gaylord Mongo Etsion, se dresse au centre de ce rond–point, entouré de panneaux peints par l’artiste muraliste congolais MH-Mec Handicapé, illustrant les espèces marines présentes dans les eaux congolaises.


Il faut rappeler que le Congo dispose d’une fenêtre de 170 km sur l’océan Atlantique s’étendant sur les départements de Pointe-Noire et du Kouilou. Comme l’ont signalé les organisateurs, les côtes congolaises accueillent chaque année des populations importantes de tortues marines en ponte, telles que les tortues luths et les tortues olivâtres, mais également des dauphins, comme le dauphin à bosse de l’Atlantique, et des baleines à bosse en migration chaque année de juillet à octobre. Autant d’espèces menacées mais peu connues des citoyens. On note aussi la présence de mangroves qui constituent des puits de carbone, des réservoirs riches en biodiversité, et des protections naturelles contre l’érosion et les tempêtes.


« Les scientifiques estiment que 50% de nos espèces marines sont menacées par la surpêche et les pollutions. Ce rond-point n’est donc pas une simple œuvre d’art, il est un rappel de l’importance de cet écosystème dans notre culture, de notre interdépendance avec lui et de l’importance de le protéger. N’oublions pas que sans intégrité des écosystèmes marins, aucun développement économique n’est soutenable », a indiqué Nathalie Mianseko, directrice de Renatura Congo.


"La mer et l'enfant", un message écologique, éducatif et culturel


Par ailleurs, l’océan constitue le poumon bleu de notre planète en produisant 90% de l’oxygène que nous respirons. Il joue aussi un rôle important dans l’atténuation du réchauffement climatique. Comme l’a aussi signifié l’artiste Remy-Gaylord Mongo Etsion, « La mer et l’enfant », projet participatif, porte à la fois un message écologique, éducatif et culturel, destiné à sensibiliser des générations entières. Elle n’est pas seulement là pour décorer l’espace urbain, mais aussi pour interroger, interpeller et mobiliser.


Aussi Nathalie Mianseko a-t-elle souhaité que le rond-point de l’Océan soit un carrefour des consciences, où convergent rigueur scientifique, ambition politique et engagement citoyens. « Cette œuvre qui s’inscrit dans la dynamique globale de protection des océans représente également le succès des collaborations entre les artistes, éducateurs, autorités locales et partenaires internationaux », a-t-elle signalé.


S’inscrivant dans cette lancée, Evelyne Tchichelle a pour sa part souligné, lors de la cérémonie d'inauguration, que cette œuvre d’art, fruit de la collaboration public-privé, représente bien plus qu’une simple sculpture publique : « Elle incarne notre ambition collective de construire un avenir meilleur, un avenir où l’innovation et la possibilité du bien-être de nos citoyens occupe une place centrale. Elle offre un cadre moderne adapté pour l’épanouissement culturel et l’amélioration de la qualité de la vie ».


De son côté, rappelant la position stratégique que le pays occupe au sein du Bassin du Congo, de ses efforts en matière de diversification de son économie, Hervé Morice a évoqué la contribution de la France dans le développement de son économie verte. « Ce sont 6 milliards de francs CFA en dons que la France investit actuellement au Congo pour accompagner cette dynamique » a-t-il précisé. Parlant du projet « La mer et l’enfant », il a souligné : « Au-delà de ce projet et des réalisations sur le terrain, le secteur de la biodiversité nécessite aussi l’engagement de chacun d’entre nous auprès de la population».

La coupure du ruban symbolique et le dévoilement de la plaque inaugurale par Sylvestre Lempoua ont marqué la cérémonie ponctuée par des animations artistiques, notamment de la musique de Brice Mizingou et de son groupe Folk Africa, et du slam du jeune Ariel 05.


Notons que, créé en 2021, le fonds Métis de l’AFD qui a permis la réalisation du projet « La mer et l’enfant », vise à faire dialoguer art et développement. Ledit fonds qui réunit un opérateur de développement et une population, permet la mise en œuvre et le financement de projets artistiques qui conjuguent les problématiques contemporaines avec les enjeux de développement encrer dans un territoire.


Article de Lucie Prisca Condhet N’Zinga publié le 8 juillet 2025 sur adiac congo

 
 

Le parc national d’Odzala-Kokoua, situé en République du Congo, vient d’être mis à l’honneur par le prestigieux Time Magazine dans sa liste des « World’s Greatest Places 2024 ». Cette reconnaissance internationale célèbre le travail remarquable de Kamba African Rainforest Experiences, seule entreprise privée opérant dans le parc, pour son approche novatrice de l’écotourisme et de la conservation.

Rodrigue Nguesso, fervent défenseur du patrimoine naturel congolais, s’est félicité de cette nomination :

« Cette distinction met en lumière les efforts menés pour préserver l’un des joyaux les plus précieux de notre planète. Le parc d’Odzala-Kokoua est une fierté nationale et mondiale. »
Le parc national Odzala-Kokoua en République du Congo, opéré par Kamba African Rainforest Experiences, figure parmi les "World's Greatest Places 2024" selon Time Magazine. Rodrigue Nguesso salue cette reconnaissance internationale d’un haut lieu de biodiversité.

Fondé il y a 90 ans, le parc fait partie du vaste bassin du Congo, considéré comme « les poumons de l’Afrique ». Il constitue le plus grand puits de carbone au monde, absorbant davantage de carbone que l’Amazonie. Ce territoire exceptionnel abrite plus de 600 espèces d’arbres et 10 000 espèces animales, dont le gorille des plaines de l’Ouest, une espèce en danger critique.


Peu fréquenté par les voyageurs — à peine quelques centaines de visiteurs par an — le parc souffre d’une confusion avec son voisin instable, la République Démocratique du Congo. Mais grâce à Kamba, qui développe des aventures écotouristiques à faible impact et promeut une connaissance approfondie des grands singes, la situation évolue.

L’un des piliers de cette transformation est la primatologue Magdalena Bermejo, que Kamba soutient depuis ses débuts. Venue au Congo il y a près de 30 ans, elle réside désormais au Ngaga Lodge, l’un des trois camps de safari de Kamba. Bermejo a habitué plusieurs familles de gorilles des plaines de l’Ouest à la présence humaine et est devenue une autorité mondiale sur cette espèce. À l’image de ce que Jane Goodall a réalisé pour les chimpanzés en Tanzanie, Bermejo le fait ici pour les gorilles.


Aujourd’hui, grâce à un réseau d’une cinquantaine de caméras installées dans la forêt et à l’intelligence artificielle, ses recherches ont pris une nouvelle dimension. Plus de 60 000 heures de vidéos ont déjà été recueillies, et une équipe internationale a développé des algorithmes capables non seulement d’identifier les gorilles, mais aussi de reconnaître leurs expressions faciales et de détecter des sources potentielles de stress dans leur environnement. Cette technologie révolutionnaire permet une meilleure conservation de l’espèce, mais aussi une compréhension élargie applicable à d’autres animaux à travers le monde.


Les visiteurs de Kamba profitent aussi de cette avancée : les guides sont désormais en mesure de mieux localiser les gorilles et d’expliquer leur comportement avec une précision inédite. Cela permet des rencontres plus riches, respectueuses et mémorables avec ces géants de la forêt.


Mais au-delà de l’expérience humaine, c’est tout un écosystème qui bénéficie de cette préservation. Les gorilles jouent un rôle essentiel dans la régénération de la forêt, notamment en disséminant les graines à travers leurs déjections. Sans eux, cette forêt — vitale pour le climat mondial — serait en péril.


La nomination de Kamba par Time Magazine est donc bien plus qu’une reconnaissance touristique : c’est un signal fort en faveur de la biodiversité congolaise, de la science, et de l’avenir de notre planète.


Découvrir l'article du Times (en anglais) : https://time.com/6992325/kamba-african-rainforest-experiences-2/

 
 

© 2025 - Rodrigue Nguesso

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