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  • Photo du rédacteur: Rodrigue Nguesso Officiel
    Rodrigue Nguesso Officiel
  • 3 févr. 2025
  • 4 min de lecture

Organisée par l’association des maitres de chants (AMC), que préside Romain Bouesso Samba, sous le parrainage du ministère de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, la première édition de la transcription musicale de la rumba congolaise, lancée le 14 décembre 2024, a fermé ses portes, le samedi 25 janvier, à l’Institut français du Congo (IFC).


Rodrigue Nguesso. Organisée par l’association des maitres de chants (AMC), que préside Romain Bouesso Samba, sous le parrainage du ministère de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, la première édition de la transcription musicale de la rumba congolaise, lancée le 14 décembre 2024, a fermé ses portes, le samedi 25 janvier, à l’Institut français du Congo (IFC). Rodrigue Nguesso

La cérémonie de clôture qui s’est déroulée en présence d'Emeraude Kouka, conseiller aux arts et aux lettres, représentant la ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, du secrétaire général de la Commission nationale congolaise pour l’Unesco, et de bien d’autres invités de marque, a été agrémenté par un concert de restitution. Les œuvres qui ont fait l’objet de cette restitution sont les suivantes : “Problème sur problème” de Roga-Roga ; “Likasu” de Quentin Moyasco ; “L’oublie” de Doudou Copa ; “Masuwa” de Pamelo Mounka ; “Louzolo” de Franklin Boukaka ; “Aimé wa bolingo” d'Edo Ganga ; “Makambo mibale” de Kosmos Mountouari ; “Moustique” de Zoba Zao Casimir ; “Missengue” de Pierre Mountouari ; “Yatama” de Fernand Mabala.


Dans son adresse, le président de l’AMC, Romain Bouesso Samba, a indiqué que l’AMC a tenu la première édition de la transcription musicale de la rumba congolaise, du 14 décembre 2024 au 25 janvier 2025 à la préfecture du département de Brazzaville, au Cercle culturel Sony Labou Tansi et à l’IFC. « La musique reconnue comme héritage de nos ancêtres et patrimoine immatériel de l’humanité est de nos jours mesurée aux défis techniques liés à l’évolution des styles musicaux et des outils numériques. Au Congo, la sauvegarde des œuvres musicales se fait plus par des mécanismes de l’oralité, alors qu’il se pose un réel problème de transcription sur partition des chansons et leurs orchestrations en vue d’une conservation fiable des hauteurs et des durées des sons », a-t-il déclaré.


Romain Bouesso Samba a rappelé que durant un mois et demi d’échanges et de travail, ils ont exploré en profondeur la rumba congolaise dans son contexte purement rythmique, mélodique et orchestral, tout en relevant les défis liés à sa transcription. Précisant également que la rumba congolaise, véritable trésor, n’est pas seulement une musique, c’est une mémoire vivante, un récit sonore qui raconte l’histoire du peuple congolais, de ses luttes, de ses espoirs et de ses victoires. En effet, nonobstant la transcription musicale des chansons qui ont marqué la rumba congolaise depuis la nuit des temps, ce séminaire a été ponctué d’une formation de quinze jeunes en matière de transcription musicale assistée à ordinateur, et d’un cadre de réflexion où les panelistes de la trompe des enseignants chercheurs des universités, et d’enseignant d’éducation musicale ont su transmettre non seulement leurs savoirs, mais aussi leur amour pour cet art complexe et fascinant. Ce partage marque une étape importante dans l’acquisition de compétences essentielles à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle.


Inscrire la musique congolaise dans l’histoire universelle


Cette édition, poursuit Romain Bouesso Samba, n’est pas une fin en soi, mais le début d’une aventure collective pour documenter, sauvegarder et valoriser la rumba congolaise. La transcription est un outil puissant pour inscrire la musique congolaise dans l’histoire universelle, tout en garantissant sa pérennité dans la mémoire collective. Enfin, Romain Bouesso Samba, a exprimé sa profonde gratitude envers tous ces jeunes musiciens congolais ayant accepté de tenter cette belle expérience en faisant usage des outils informatiques modernes qui permettent de transcender les méthodes traditionnelles de transcription musicale.


Prenant la parole au nom de la ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, Emeraude Kouka a indiqué que l’atelier de transcription musicale de la rumba congolaise, organisé par l’AMC et porté avec détermination par Romain Bouesso, marque une étape significative dans la mise en lumière et la valorisation de cet art musical, véritable joyau du patrimoine congolais. « La rumba congolaise, riche de son histoire et de ses rythmes envoûtants, est bien plus qu’une expression artistique : elle est le reflet de notre identité, de nos luttes et de nos aspirations… La transcription musicale de la rumba congolaise répond à une double exigence : d’une part, celle de préserver la richesse de notre patrimoine musical pour les générations futures ; d’autre part, celle de contribuer à la reconnaissance universelle de la créativité et du génie congolais », a déclaré le conseiller aux arts et aux Lettres.


Pour lui, cet atelier, par son approche méthodique et collaborative, a jeté les bases d’un corpus structuré et documenté, accessible tant aux praticiens qu’aux chercheurs. « Nous savons que la rumba congolaise, grâce à ses mélodies et à ses textes, traverse les frontières, touche les cœurs et bâtit des ponts entre les peuples. Elle est un formidable vecteur de paix et d’unité, à l’image de la vision du Président de la République. Il nous revient donc, à tous, de continuer à la promouvoir, de l’enrichir et de la transmettre », a souligné Emeraude Kouka.


Créée en 2011 sous le régime de la loi du 1er juillet 1901, l’AMC, en sa qualité de membre à la Commission nationale congolaise pour l’Unesco, focalise ses actions sur la formation, les spectacles et la promotion de la culture africaine. Ses objectifs sont, entre autres de contribuer au développement socioculturel du Congo ; de renforcer les capacités des acteurs des musiques traditionnelles, contemporaines et sacrées.


Article de Bruno Zéphirin Okokana publié le 29 janvier 2025 sur adiac congo

 
 
  • Photo du rédacteur: Rodrigue Nguesso Officiel
    Rodrigue Nguesso Officiel
  • 31 janv. 2025
  • 2 min de lecture

Le comité de sélection du festival d’humour « Mon premier Montreux Afrique » est actuellement en tournée africaine en vue des castings visant à sélectionner les candidats de sa saison 5. Il posera ses valises à Brazzaville, le 15 février, et à Pointe-Noire, le 22 février. 


Rodrigue Nguesso. Le comité de sélection du festival d’humour « Mon premier Montreux Afrique » est actuellement en tournée africaine en vue des castings visant à sélectionner les candidats de sa saison 5. Il posera ses valises à Brazzaville, le 15 février, et à Pointe-Noire, le 22 février. Rodrigue Nguesso

Initié en 2021, le concours « Mon premier Montreux Afrique » est devenu une plateforme incontournable pour promouvoir les humoristes africains à l’international et de propulser leurs carrières. Ce concours de talents est organisé en partenariat avec Castel beer, dans dix pays africains francophones, à savoir le Congo, la République démocratique du Congo, le Cameroun, le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Tchad, le Togo, la Guinée et le Burkina Faso.


Selon les organisateurs, les castings se dérouleront de 10 h à 13 h à l’Institut français du Congo. Ils sont ouverts à tous les humoristes en herbe et majeurs détenant un passeport car « si le candidat n'a pas son passeport au moment de l'annonce de sa participation aux demi-finales, il sera immédiatement remplacé ». Le sketch présenté au casting doit durer 5 à 7 minutes et être impérativement joué en langue française. L’objectif de ce casting est de performer en Suisse devant un public francophone. Par ailleurs, les humoristes se présentant doivent être disponibles impérativement du 1er au 9 avril prochain pour les demi- finales, du 9 au 23 juin pour les masters class et la finale.


Cependant, les humoristes reconnus internationalement ou disposant d'une grande notoriété nationale comme Ulrich Takam, Juste Parfait, Prissy la dégammeuse, Valery Ndongo ne sont pas éligibles à ce concourir. Aussi, les finalistes des saisons précédentes doivent attendre une saison avant de se représenter. Pour cette saison 5, les finalistes de la saison 3 peuvent se représenter, pas ceux de la saison 4.


Le casting physique est une opportunité pour les candidats de rencontrer les organisateurs et de faire valoir leurs talents en live avec spontanéité et finesse. En parallèle, en vue d’étendre la chance aux candidats résidant en dehors des villes où se dérouleront les castings, les candidats peuvent aussi postuler en ligne via le lien disponible sur le compte Facebook de l’événement. « Les castings en ligne de la saison 5 de "Mon premier Montreux by Castel beer" sont ouverts ! Tu rêves de faire rire au-delà des frontières africaines ? C'est ton moment de briller ! Inscris-toi dès maintenant et tente ta chance de monter sur la scène mythique de Montreux comedy », peut-on lire dans un post.


Pour cette 5e édition, les huit artistes qui accéderont à la finale seront désignés ainsi :  quatre finalistes choisis par le jury lors des demi-finales, deux choisis par le public et le jury pendant les battles, deux autres finalistes choisis par les votes en ligne. « Le gagnant se produira au Montreux Comedy Festival en novembre 2025. Les modalités de sa participation seront à la charge, sous la responsabilité et aux frais de la société organisatrice », a indiqué "Mon premier Montreux Afrique".


Article de Merveille Jessica Atipo publié le 30 janvier 2025 sur adiac congo

 
 

Organisée par le conteur Jorus Mabiala, directeur du Centre de ressources du conte et des arts de l’oralité sur le modèle du grand festival itinérant international « Racont’ Arts » d’Algérie, la troisième édition du festival Racont’arts Congo regroupera, du 22 au 25 février au Centre des ressources du conte et des arts de l’oralité de Côte matève, dans le 6e arrondissement de Pointe-Noire, Ngoyo, les amoureux et passionnés des arts scéniques (contes, danses, chants, poésie…).


Rodrigue Nguesso. Organisée par le conteur Jorus Mabiala, directeur du Centre de ressources du conte et des arts de l’oralité sur le modèle du grand festival itinérant international « Racont’ Arts » d’Algérie, la troisième édition du festival Racont’arts Congo regroupera, du 22 au 25 février au Centre des ressources du conte et des arts de l’oralité de Côte matève, dans le 6e arrondissement de Pointe-Noire, Ngoyo, les amoureux et passionnés des arts scéniques. Rodrigue Nguesso

Festival populaire, Racont'Arts est une manifestation faite avec les habitants pour les habitants. Autour des concerts, des représentations théâtrale,  du folklorique, de la percussion, du conte,  des  nuits du conte, de la  poésie, de la lecture, des performances, chants, musique, l’habitant y prend une part active dans le festival en s’y impliquant par l’hébergement, la restauration et le défraiement des festivaliers.

L’artiste est pris en charge par l’habitant avec qui il passe des moments de convivialité, de culture et de partage. L’habitant est le centre d’intérêt du festival. Tout est fait pour qu’il participe dans un relent de démarche participative, qu'il se sente concerné en s’y impliquant. « Le cérémonial qui prédomine dans les festivals institutionnels est tout simplement banni à Racont'Arts. Tout le monde est logé à la même enseigne. Même les prétendues « stars » quand elles font l’honneur d'y participer font preuve d’humilité. Racont’Arts est l’espace par excellence de toutes les communions et notamment celle collective entre population, participants et organisateurs. On s’y sent tellement bien dans ce festival qu’on se fond dans un moi collectif, à telle enseigne qu’on se surprend à reprendre espoir en l’humanité», a dit le conteur Jorus Mabiala, l'organisateur de Racont'arts.

Pour lui, Racont’Arts est un festival marquant. C’est, en effet, la seule manifestation en Algérie (et maintenant au Congo) où on parle d’esprit quand on veut rendre compte de sa singularité. « Esprit Racont’Arts, disent ses "adeptes". On ne sait pas qui a inventé ce concept et on ne sait pas quand. On sait tout simplement que chacun l’a repris à son compte. On n’arrête pas de parler de l’esprit Racont’Arts, même si certains en font trop, jusqu’à le confondre parfois avec misérabilisme ».

La particularité de Racont’Art, à comparer avec les autres festivals, a ajouté Jorus Mabiala, est cette lueur expressive que dégagent les yeux des festivaliers, habitants et passionnés des arts de l’oralité pendant le festival «Chez chaque individu immortalisé par une photographie ou une image quelqconque se dégage un regard particulier, porté par des yeux qui en disent long sur les moments de bonheur vécus! Dans ces cas-là, la parole est superflue. Tout est dans les yeux, vraiment dans le yeux », a rencheri le conteur.

Lors de la deuxième édition de Racont’Arts organisée l’année dernière à Côte mateve, la pièce de théâtre « L’aigle et la colombe » de Jean Malonga, mise en scène par Jorus Mabiala, avait tenu en haleine le public. C’est la seule pièce écrite par le père de la littérature congolaise, Jean Malonga. Elle a été éditée récemment par les Editions + qui ont retrouvé le manuscrit présenté lors d’un concours de théâtre en 1976. C’est un spectacle vivant où se mêlent épopée, tradition, bouffonnerie, chants et danses traditionnelles.

Signalons que le festival "Racont’Arts", créé en Algérie, existe depuis plus de vingt ans. C’est une importante manifestation d'arts de rue en Algérie qui regroupe chaque année près de 350 artistes venus de différents pays et de tous les coins d'Algérie, en plus de 10 000 visiteurs et spectateurs. Le conteur congolais, Jorus Mabiala,  y prend régulièrement part. Sa collaboration fortement saluée à ce festival est à l’origine de l’organisation de ce grand rendez-vous culturel à Pointe-Noire en version revue et corrigée, avec toujours comme vision de redonner vie aux villages et d’apporter quelque chose de substantielle dans la culture et l’art du pays.

 

Article d'Hervé Brice Mampouya publié le 29 janvier 2025 sur adiac congo

 
 

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