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L’appel est destiné aux artistes individuels, collectifs, compagnies ou ensembles professionnels pratiquant du spectacle vivant, basés en République du Congo.

Rodrigue Nguesso. Appel à projets de création artistique 2025 : les artistes appelés à la revitalisation du Cfrad. L’appel est destiné aux artistes individuels, collectifs, compagnies ou ensembles professionnels pratiquant du spectacle vivant, basés en République du Congo. Rodrigue Nguesso.

 Le projet « Cfrad-ICC », qui se déroule de 2023 à 2025, a pour objectif de transformer le Cfrad en un lieu de mémoire et de création contemporaine, tout en redynamisant la scène artistique locale. Ce programme vise à soutenir la création artistique contemporaine congolaise dans les domaines du théâtre, de la danse et des arts de la performance.

A cet effet, les artistes congolais sont invités à présenter leur projet, celui-ci doit aboutir à une création originale, jamais diffusée. Le projet doit être en mesure de démontrer un potentiel de diffusion durable avec des perspectives de répétition et diffusion après la présentation publique.


Les artistes ou équipes artistiques ont la possibilité d’intégrer des artistes interprètes ou des auteurs émergents mais qui devront être appuyés de personne(s) ayant une expérience professionnelle confirmée, avec un rayonnement national, et être en mesure de mener à bien une création originale. Les projets doivent être autonomes et clairement définis. Les candidats peuvent faire porter leur demande par une structure tierce (production déléguée) ou une structure mutualisée (par exemple au sein d’un collectif.


Le comité de sélection sera particulièrement attentif à la compréhension et à la traduction artistique du projet « Cfrad-ICC, un lieu de mémoire et de vie culturelle en pleine renaissance ».


Les documents à fournir : une présentation détaillée du projet artistique, expliquant la thématique, la démarche, les objectifs de la création. Les étapes de création (écriture, mise en scène, regard extérieur, son/lumière, etc.) devront être détaillées dans un chronogramme et budgétisées ;  un CV ou une biographie de l’artiste ou de la compagnie ; présentation de l’équipe artistique (metteur en scène, chorégraphe, auteurs, etc.) ; une évaluation financière du projet (en fonction de l’enveloppe disponible, il pourra être demandé d’ajuster le budget) ; les partenariats de production et un co-financement prévisionnel (si applicable) ; un dossier visuel ou vidéo (recommandé), présentant des extraits de créations précédentes ou des maquettes de la future création.


Les dossiers  doivent être envoyés à partir du 20 janvier au 23 février  en ligne via France Transfert : https://francetransfert.numerique.gouv.fr/ . Le destinataire du transfert (courriel ou lien) sera : scac.brazzaville-amba@diplomatie.gouv.fr . Le nom du courriel ou du transfert sera « Appel à projet Cfrad 2025 -Nom de l’entité/projet ».


Les projets sélectionnés démarreront en avril et les créations seront présentées lors de la réouverture du Cfrad à partir de janvier 2026.  Une aide financière sera attribuée à chaque projet qui sera retenu, la somme allouée sera comprise entre 5 000 et 20 000 dollars. L’utilisation de ce budget doit être détaillé dans le dossier de candidature.


Les projets seront évalués par un comité artistique et technique composé de membres de l’ambassade de France au Congo, du ministère de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, de représentants des structures partenaires (comme le théâtre du Nord et le Théâtre de Macouria), et d’entrepreneurs culturels congolais. Le comité examinera la pertinence et l’originalité des propositions, ainsi que leur viabilité artistique et technique.


Pour plus d’informations, veuillez contacter l’équipe du programme Cfrad à l’adresse suivante :  scac.brazzaville-amba@diplomatie.gouv.fr. Un webinaire de présentation de l’appel sera proposé le 28 janvier à 15h30 via le lien suivant : https://meet.google.com/xup-srat-vds et en présentiel à l’IFC de Brazzaville (salle Gide).


Article de Rosalie Tsiankolela Bindika publié le 20 janvier 2025 sur adiac congo

 
 
  • Photo du rédacteur: Rodrigue Nguesso Officiel
    Rodrigue Nguesso Officiel
  • 20 janv. 2025
  • 3 min de lecture

Décédé le 2 janvier à Brazzaville à l’âge de 76 ans, l’ancien secrétaire d’Etat à la Coopération, Pascal Gayama, a reçu les hommages de la République le 18 janvier avant son inhumation sur place.

Rodrigue Nguesso. Décédé le 2 janvier à Brazzaville à l’âge de 76 ans, l’ancien secrétaire d’Etat à la Coopération, Pascal Gayama, a reçu les hommages de la République le 18 janvier avant son inhumation sur place. Rodrigue Nguesso

Les corps constitués nationaux, notamment les ministres, parlementaires, présidents des institutions, diplomates congolais, parents, amis et connaissances, ont témoigné de leur reconnaissance à Pascal Gayama, ce diplomate chevronné, en présence du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, qui a déposé une gerbe de fleurs devant le cercueil contenant le corps sans vie de son ancien collaborateur avant d’exprimer sa compassion à la famille éplorée.


Le ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé, Denis Christel Sassou N’Guesso, dans l’oraison funèbre, a retracé la carrière exemplaire de ce diplomate émérite. Selon lui, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Organisation de l’unité africaine s’est distingué par son humilité, sa rigueur et son perfectionnisme. « Oui, de M. Pascal Gayama nous connaissions tous le diplomate chevronné, mais nombreux d’entre nous ignoraient qu’il fut d’abord un excellent et rigoureux journaliste. Il se perfectionna à Paris, notamment au Centre de formation et de perfectionnement des journalistes de Paris et à l’Office de la radiodiffusion télévision française entre 1966 et 1968. Grâce à son professionnalisme et à ses qualités exceptionnelles, sa carrière prit un essor remarquable le menant au poste de directeur de la Télévision congolaise en 1972, puis directeur de cabinet du ministre de l’Information, de la Culture, des Sports et des Arts », a-t-il rappelé.


Denis Christel Sassou N’Guesso a également salué les contributions de Pascal Gayama au rayonnement culturel du Congo, notamment son rôle déterminant dans la candidature réussie de Brazzaville pour accueillir le siège du Festival panafricain de musique. « Après avoir donné le meilleur de lui-même en tant que journaliste, Pascal Gayama choisit d’élargir ses horizons professionnels. En 1973, il entreprit une formation en relations internationales à Paris où il obtint également un diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris, sciences po, enrichissant ainsi son parcours d’une nouvelle expérience », a-t-il témoigné.


Né le 5 novembre 1949 à Moloundou, une commune du Cameroun, située dans la région de l’Est, Pascal Gayama a achevé son parcours professionnel au grade de ministre plénipotentiaire hors échelle. Âgé de 76 ans, il laisse une veuve et sept enfants.


Ils ont témoigné


Raphaël Dieudonné Maboundou : « J’ai eu le privilège de travailler avec lui à la mission permanente du Congo auprès des Nations unies et il a eu à présider le Conseil de sécurité. La première année, c’était l’ambassadeur Basile Ikouébé, qui a présidé le Conseil, mais lorsqu’il est nommé ministre, c’est l’ambassadeur Pascal Gayama qui prend la relève. Il avait cette capacité de dire les choses en peu de mots mais sans pourtant heurter une personne ou un Etat-membre ».


Roger Julien Menga : « Nous avions eu un destin commun. Le jour où le chef de l’Etat m’a honoré en me nommant ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire au Canada, c’est le même jour justement qu’il nommait l’ambassadeur Pascal Gayama au Royaume-Uni. C’est dire que le destin de deux hommes à la fin de sa vie était vraiment un destin commun. C’est dans ces moments-là que j’ai appris à rester ensemble avec Gayama et à apprécier les qualités de l’homme, les qualités du diplomate, les qualités de père de famille qui était Pascal Gayama ».


Article de Parfait Wilfried Douniama publié le 19 janvier 2025 sur adiac congo

 
 
  • Photo du rédacteur: Rodrigue Nguesso Officiel
    Rodrigue Nguesso Officiel
  • 17 janv. 2025
  • 3 min de lecture

Dans le cadre de la 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) qui se tiendra du 22 février au 1er mars au Burkina Faso, les organisateurs ont dévoilé, le 10 janvier, la liste officielle des films retenus dans plusieurs catégories, reflétant la richesse et la diversité des cinémas d’Afrique et de la diaspora.

Rodrigue Nguesso. Dans le cadre de la 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) qui se tiendra du 22 février au 1er mars au Burkina Faso, les organisateurs ont dévoilé, le 10 janvier, la liste officielle des films retenus dans plusieurs catégories, reflétant la richesse et la diversité des cinémas d’Afrique et de la diaspora. Rodrigue Nguesso

Portée sur la thématique « Cinéma d’Afrique et identités culturelles », la sélection met en lumière  deux cent trente-cinq  films parmi  mille trois cent cinquante-et-un soumis, issus de quarante-huit pays. Dans le cas des deux rives du fleuve Congo, on note : « A quand l’Afrique ? », un documentaire de 96 minutes du réalisateur Franco-Congolais David Pierre Fila, sélectionné dans la catégorie Panorama. Ce film nous emmène au cœur de l’Afrique, au centre du berceau des Bantous là où les seules richesses en dehors des hommes se trouvent dans le sol, le bois, l’or  et le diamant. Il dessine une fresque peuplée de visages et de voix qui façonnent et racontent le paysage et le territoire qui se vide de ses ressources du sous-sol, mais dont la part enfouie refait surface à chaque instant. Les personnages racontés par l’auteur ont tous quelque chose à dire et un monde qui est encore en eux à montrer. Conçu comme un récit de voyage plutôt léger et poétique, le film est le fruit d’une inquiétude politique et d’un déchirement intime. Sortie en 2024, l’œuvre a été réalisée avec un sentiment d’urgence et de nécessité absolue  pour  parler de l’espoir, de faire résonner une promesse d’apaisement sur le présent et un élan pour l’avenir, pour la jeunesse africaine.


« Tongo Saa » de Nelson Makengo fait partie de la compétition documentaire long métrage. Etalé sur 95minutes de visualisation, le film tourné en lingala et sorti l’an dernier dresse un portrait plein d’émotions des habitants de la capitale de la République démocratique du Congo, confrontés à des défis de la vie quotidienne. Ils font face à des pannes d’électricité en continu et des inondations. La population issue des quartiers les plus défavorisés manque cruellement de son confort. Elle doit redoubler de prudence tous les soirs face aux bandits et aux violeurs dans la pénombre. Ce documentaire à la fin relativement heureuse nous dépeint un hymne à l’esprit d’entraide et de communauté où une humanité résiliente persiste malgré d’indicibles épouvantes qui peuvent rythmer un quotidien marqué par la précarité.


Par ailleurs, « Lobi  ekosimba»  (Demain ça ira), d’Eli Mamene, est placé dans la catégorie compétition shorts. D’une durée d’environ 15minutes, ce film raconte l'histoire de la résilience et de la résistance des habitants de Goma, une ville de l'Est de la République démocratique du Congo coupée du monde par la guerre depuis plusieurs décennies.

Cette sélection est la preuve de la bonne santé du cinéma  congolais qui s’inscrit de plus en plus dans la diversité sans perdre sa nature et sa singularité captivante. D’après le comité d’organisation, parmi les films sélectionnés, certains seront projetés en première mondiale. « La particularité de cette édition, c’est la quantité et la qualité des films. Pour la première fois dans l’histoire du Fespaco, nous avons exigé que les inscriptions soient payantes. Malgré cela, de nombreux réalisateurs et producteurs ont envoyé beaucoup de films. Il y a de l’engouement. Au regard du nombre de personnes accréditées, nous savons que cette édition sera grandiose. Tout réalisateur ou producteur rêve de faire sa première mondiale au Fespaco. C’est une manière de faire un pèlerinage dans le temple des grands du cinéma africain. Au-delà », a-t-il laissé entendre.


Le Fespaco est l'un des plus grands festivals de cinémas en Afrique. Créé en 1969, il favorise la diffusion de toutes les œuvres du cinéma africain, permet les contacts et les échanges entre professionnels du cinéma et de l'audiovisuel, et contribue à l'essor, au développement et à la sauvegarde de ce cinéma, en tant que moyen d'expression, d'éducation et de conscientisation.


Article de Divine Ongagna publié le 16 janvier 2025 sur adiac congo

 
 

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